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L’auteur
Celui qui compte les tiges avec vous
Corollya n’est pas né devant un tableur, mais devant un cahier quadrillé posé sur un plan de travail en zinc, un vendredi de mai, dans un atelier de bourg où une fleuriste venait de comprendre qu’elle avait travaillé onze heures pour cinquante-six euros de marge nette.
Jimenez Julien, fondateur et signataire
Je conçois des logiciels de chiffrage pour des métiers où le prix se décide vite, souvent au téléphone, et où l’erreur ne se voit que plusieurs semaines plus tard. Corollya est celui que j’ai construit pour les fleuristes événementielles, avec elles, en repartant de leurs cahiers plutôt que de leurs factures.
J’édite ce service au sein de MLJ, SASU immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Paris depuis le 30 octobre 2024. Je réponds moi-même aux messages envoyés depuis ce site, et je fais moi-même les démonstrations.
Ce que j’ai vu dans les ateliers
J’ai commencé par une question simple posée à une dizaine de fleuristes installées en Anjou, en Bretagne et dans la Drôme : combien vous rapporte, exactement, le dernier mariage que vous avez fleuri ? Aucune n’a su répondre en moins de vingt minutes, et plusieurs ne pouvaient pas répondre du tout. Non par négligence, mais parce que l’information était éclatée entre un devis envoyé trois mois plus tôt, deux bordereaux de grossiste, un carnet de commande, des heures de nuit jamais notées et des tiges jetées le lundi matin sans que personne ne les compte.
Le même scénario revenait. Une future mariée arrive avec un tableau d’inspirations enregistrées sur son téléphone. L’arche photographiée est un décor de studio, fleurie sur trois mètres de linéaire avec une profondeur de volume qui ne se devine pas à l’écran. La fleuriste annonce un prix qui lui paraît déjà élevé, souvent entre 450 et 550 euros pour cette arche. Trois semaines avant la date, elle commande, et le bordereau tombe à 310 euros de fleurs pour cette seule pièce, avant la structure, la mousse florale, le fil de fer et les caisses de transport. Le samedi, elle monte à deux pendant une heure quarante. Le lundi, elle déplace sa journée de boutique pour aller démonter et récupérer ses contenants. La marge nette de la pièce est devenue négative sans qu’aucun mauvais choix n’ait été fait.
Ce qui m’a frappé, c’est que ces professionnelles connaissaient parfaitement leur métier floral. Elles savaient exactement quelle variété tiendrait la chaleur d’une salle de réception en juillet, combien de temps un lisianthus met à s’ouvrir en chambre froide, quand il fallait acheter le feuillage la veille plutôt que l’avant-veille. Ce qu’elles n’avaient pas, c’était un endroit où toutes ces connaissances se transformaient en un chiffre juste, avant l’envoi du devis.
Pourquoi un logiciel plutôt qu’une formation
Il existe d’excellentes formatrices en art floral événementiel, et plusieurs m’ont aidé à construire les densités de tiges qui servent de base à Corollya. Mais une formation apprend une méthode, elle ne fait pas le calcul le mardi soir à vingt-deux heures, quand il faut répondre à une mariée avant le lendemain matin et que la fatigue de la journée en boutique pèse déjà.
Un chiffrage floral est un calcul long et répétitif : une quinzaine de compositions, chacune avec trois ou quatre familles de fleurs, chacune avec une quantité, un prix d’achat variable, un taux de casse différent, une part de consommables et une part de main-d’œuvre. Fait à la main, cela prend deux à trois heures et cela se termine presque toujours par un arrondi de fatigue vers le bas. Fait par un outil qui connaît vos compositions habituelles, cela prend un quart d’heure et se termine par un chiffre que vous pouvez défendre poste par poste.
C’est la seule raison d’être de Corollya. Pas remplacer votre goût, ni votre main, ni votre relation avec la mariée. Simplement additionner correctement ce que vous savez déjà, et vous prévenir avant que le prix ne parte.
Trois choses que je refuse d’écrire dans ce produit
Corollya ne vous dira jamais qu’il suffit d’augmenter vos prix. Il ne vous proposera jamais de remplacer une fleur par une autre uniquement parce qu’elle est moins chère, sans regarder la forme et le volume. Et il ne présentera jamais votre travail à une cliente comme une simple somme de tiges : le devis remis contient des mots qui expliquent la valeur de la composition, pas seulement des lignes comptables.
Ce que j’ai appris sur l’achat de fleurs en France
La partie la plus difficile à modéliser n’a pas été la densité d’une arche, mais la variation du prix d’achat. Entre le marché de gros, où les cours bougent d’une semaine à l’autre selon la production néerlandaise, la météo italienne et les fêtes du calendrier, et les producteurs français de fleurs coupées, dont l’offre est superbe mais saisonnière et limitée en volume, une fleuriste événementielle n’achète jamais deux fois exactement au même prix.
J’ai donc renoncé à une base de prix centralisée qui aurait été fausse pour tout le monde. Corollya travaille avec vos prix à vous, relevés après vos achats réels, famille par famille et fournisseur par fournisseur. Les valeurs livrées au démarrage ne servent qu’à chiffrer une fleur que vous n’avez encore jamais achetée, et elles sont signalées comme indicatives dans le détail du calcul. Au bout d’une saison, vos propres courbes sont plus justes que n’importe quelle moyenne nationale.
J’ai aussi passé du temps sur les règles françaises qui encadrent la vente d’une prestation florale à une particulière : la forme du devis, l’information préalable prévue par le code de la consommation, la mention du régime de TVA de l’entreprise, la durée de validité, les conditions d’acompte et l’obligation d’indiquer un médiateur de la consommation. Ces éléments ne rendent pas un devis plus beau, mais ils évitent des litiges que j’ai vu coûter des semaines à des ateliers de deux personnes.
Ma méthode de travail
Je ne construis jamais une fonction sans avoir vu le geste qu’elle remplace. Le calculateur de tiges est né d’une feuille de comptage manuscrite prise en photo dans un atelier d’Angers. L’alerte de saison vient d’une commande de pivoines en octobre qui a fait perdre 240 euros à une fleuriste vannetaise. Le bilan d’après événement est venu d’une phrase entendue trois fois : je crois que celui-là, je l’ai bien fait, mais je ne sais pas.
Chaque nouveauté est testée sur des devis réels, déjà envoyés, dont on connaît la réponse de la cliente et le résultat comptable. Si un calcul ne retrouve pas ce qui s’est réellement passé, il ne sort pas. C’est plus lent, et cela évite de livrer un outil qui rassure sans être juste.
Enfin, je tiens à ce que le produit reste compréhensible par une personne seule, sans formation préalable et sans installation. Corollya s’ouvre dans un navigateur, se remplit avec le vocabulaire de votre métier et n’exige aucune donnée que vous n’auriez pas déjà dans votre cahier.
L’éditeur, MLJ
Corollya est édité par MLJ, société par actions simplifiée unipersonnelle au capital de 500,00 euros, immatriculée sous le numéro SIREN 934 769 837, inscrite au registre du commerce et des sociétés de Paris depuis le 30 octobre 2024 et identifiée à la TVA sous le numéro FR44934769837. J’en suis le président et le directeur de la publication.
MLJ édite des outils professionnels sobres, vendus par abonnement, sans publicité et sans revente de données. Le site que vous lisez n’installe aucun outil de mesure d’audience et ne dépose aucun cookie de suivi : les seules informations que je reçois sont celles que vous écrivez vous-même dans le formulaire de contact.
Les détails d’identification complets figurent dans les mentions légales, et le traitement de vos données est décrit dans la politique de confidentialité.
Me joindre
Si vous voulez comprendre ce que Corollya changerait pour votre atelier, le plus simple est de m’envoyer un devis que vous avez déjà réalisé. Nous le reconstruisons ensemble en une trentaine de minutes et vous voyez l’écart, chiffré, sur votre propre travail. Vous pouvez passer par le formulaire de contact ou écrire directement à jimenezjulien42@gmail.com.
Mes profils publics
Mes publications
Ce que j’écris dans Le Cahier de chiffrage floral
Neuf articles publiés le 3 septembre 2026, jour de la mise en ligne de Corollya. Ils reprennent, méthode par méthode, ce que je vérifie quand je relis un devis de mariage avec une fleuriste.
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