Aller au contenu
Corollya

Le chiffrage floral des mariages, tige par tige, de la commande chez le grossiste jusqu’à la dépose du lundi matin.

Demander une démonstration

Voie directe, réponse sous deux jours ouvrés :

jimenezjulien42@gmail.com

Corollya

cas d usage Publié le Mis à jour le 11 minutes de lecture

Comment se déroule le chiffrage complet d’un mariage de juin, de la demande à la dépose ?

Une demande arrive en février pour un mariage de juin dans un domaine à quarante minutes: arche, allée, douze centres de table, bouquet et huit boutonnières. Voici le déroulé complet, du premier échange au bilan du lundi, avec les décisions prises à chaque étape et leurs conséquences sur la marge nette.

Deux fleuristes assemblant une série de centres de table alignés sur une grande table à tréteaux dans un atelier lumineux
cas d usage

Le Cahier de chiffrage floral, le magazine de Corollya, écrit pour les fleuristes événementielles.

Le déroulé tient en sept temps: qualifier la demande en février, relever le lieu en mars, chiffrer poste par poste, proposer trois versions en avril, commander et monter la semaine du mariage, poser le samedi, déposer le lundi et compter les tiges.

La marge ne se gagne pas au montage. Elle se gagne en février et en mars, quand les contraintes du domaine et les créneaux entrent dans le devis au lieu d’être découverts sur place.

Voici ce mariage suivi de bout en bout: un domaine à quarante minutes de l’atelier, une arche florale, un décor d’allée, douze centres de table, un bouquet de mariée et huit boutonnières, pour un samedi de la mi juin.

Février: la demande arrive avec quinze images et peu de chiffres

Le premier message annonce un mariage de juin, un domaine, un dossier d’images accumulées depuis un an, et la phrase qui revient toujours: nous n’avons pas encore de budget précis.

Les images mélangent trois univers: une cérémonie champêtre en tons crème, une arche asymétrique très dense en fleurs de printemps, et des tables presque minérales. Ces trois univers ne se chiffrent pas de la même façon.

Les questions à poser avant tout chiffrage

Six réponses ouvrent le dossier, et aucune ne porte sur les fleurs.

  • Adresse exacte du lieu, cérémonie en intérieur ou en extérieur, solution de repli en cas de pluie.
  • Nombre de tables et nombre d’invités, arrêté ou approximatif.
  • Horaires de la cérémonie, du cocktail et du dîner, et heure à laquelle la salle est libérée pour la décoration.
  • Ce qui est déjà réservé ailleurs, notamment si le domaine impose un prestataire ou fournit ses contenants.
  • Qui décide, et qui règle.
  • La date à laquelle la mariée souhaite avoir signé.

Vient ensuite la question visuelle, et elle se pose en trois priorités: quel élément doit être le plus fort, lequel vient en second, lequel peut rester sobre. Un dossier d’inspiration ne se chiffre pas tant que ce classement n’est pas fait, ce que détaille la méthode pour transformer une planche d’inspiration en nombre de tiges.

Annoncer une fourchette sans s’enfermer dans un prix

Refuser tout montant en février fait fuir. Donner un prix ferme sans avoir vu le lieu est pire encore.

La bonne réponse est une fourchette adossée à une description: une arche de cette hauteur garnie sur deux faces, douze centres de table de cette densité et le petit floral se situent entre tel et tel montant, hors fleurs rares. La fourchette est écrite, datée, assortie d’une phrase sur la saison.

Ce cadrage écrit relève aussi de l’information précontractuelle due à une cliente particulière, prévue par l’article L. 111-1 du code de la consommation et rappelée sur le portail Entreprendre du service public.

Mars: le relevé du lieu et les contraintes de pose

La visite dure une heure et se fait avec un mètre, un carnet et le téléphone. Elle modifie presque toujours le devis, souvent de façon significative.

Hauteurs, ancrages, accès, sol et vent

L’arche est prévue dans le parc, sur une pelouse en pente douce, face au sud. Trois relevés commandent le chiffrage: la hauteur libre, la nature du sol, l’exposition au vent.

Le sol ne permet pas de piquets profonds, il faudra lester. Le lest, sa dissimulation et sa manutention deviennent une ligne à part entière. La salle interdit toute fixation dans les poutres: les suspensions passeront par une structure autoportante, ce qui change le temps de montage.

Le reste du relevé porte sur le trajet des caisses: distance entre le déchargement et la salle, largeur des portes, marches, gravier, point d’eau, prise électrique. Chaque obstacle se traduit en minutes multipliées par le nombre d’allers retours.

Créneau de pose, créneau de dépose, personne référente

Le domaine libère la salle le vendredi à partir de seize heures et demande que tout soit retiré avant midi le lundi. Ces deux bornes commandent l’organisation entière de la semaine.

Elles se confirment par écrit, avec le nom et le numéro de la personne qui ouvrira. Un accord oral pris avec un régisseur qui ne travaillera plus en juin ne vaut rien le samedi matin.

Le chiffrage poste par poste, composition par composition

Le chiffrage se déroule dans l’ordre des compositions, de la plus petite à la plus grande, jamais en total global.

Comptage des tiges par famille florale

Chaque composition se décompose en trois familles: la structure, le remplissage et le feuillage. Les renoncules imaginées par la mariée appartiennent au printemps: en juin, elles se remplacent par une fleur de saison de volume et de couleur équivalents, et cette substitution s’explique dès le devis.

L’arche se découpe en quatre zones de garniture, le pied gauche, la montée, le linteau, la retombée droite, comptées séparément. Les douze centres de table se comptent sur un modèle témoin monté puis relevé. Le bouquet et les huit boutonnières se commandent avec le reste, sinon une botte entière part pour trois tiges.

Les quantités obtenues se convertissent en bottes, famille par famille, parce que c’est la seule unité que le fournisseur facture.

Structure, consommables, contenants, transport

Le décor ne tient pas tout seul. Cette ligne regroupe la structure autoportante et son lest, la mousse florale, le grillage, le fil de fer, les colliers, le ruban, les tubes à eau et les caisses de transport.

Les contenants des douze tables sont pris en location plutôt qu’achetés: le devis gagne en souplesse et la reprise du lundi devient évidente pour la cliente. Le transport compte deux véhicules chargés sur un aller retour de quarante minutes, plus le retour du lundi.

Temps d’atelier, pose, retouches, dépose

Le temps se découpe en séquences nommées, chacune valorisée à votre taux horaire réel: commande et suivi, réception et mise en eau, montage des centres de table, préparation des sections d’arche, chargement, route, pose, retouches du samedi, dépose du lundi, rangement des seaux.

Ces heures tombent le week end et le lundi matin, aux moments où la boutique ne tourne pas. Ce que coûtent réellement ces trajets et ces heures est chiffré dans l’analyse du coût réel des pertes, du transport et de la dépose.

Avril: trois versions du devis et une vraie conversation sur le budget

Le devis part en trois versions, même arche, même implantation, densités et origines différentes. Chaque version porte un nom, une description claire et un prix.

VersionCe qui changeCe qui reste identique
Fleurs localesVariétés de saison achetées en direct, feuillage majoritaire, contenants sobresHauteur de l’arche, nombre de tables, pose et dépose
ÉquilibréUne fleur signature en quantité mesurée sur l’arche et sur le bouquetImplantation, créneaux, structure autoportante
GénéreuxDensité haute sur le linteau et l’entrée de salle, calibres longs, contenants en locationLe reste du décor, à l’identique

La conversation qui suit ne porte plus sur le prix mais sur le choix. La version équilibrée est retenue, avec la densité haute conservée sur le linteau, parce que c’est là que le photographe se placera.

L’acompte est versé à la signature, et la clause de substitution passe sans discussion: elle a été expliquée en même temps que le remplacement des renoncules, et non glissée en bas de page.

La semaine du mariage: commande, réception, montage

Tout est arrêté depuis avril, la semaine ne fait qu’exécuter. C’est ce qui la rend tenable.

Liste de commande consolidée et jours de livraison

Une seule liste, triée par fournisseur puis par date de commande ferme, supprime le doublon et le manque. Le feuillage part chez le grossiste livreur, les fleurs de structure sont réservées au marché, la fleur de saison est confirmée chez le producteur.

Chaque ligne porte sa composition de destination. Ainsi, à la réception, vous ne cochez pas un total abstrait: vous cochez une arche, douze tables, un bouquet.

Réception, contrôle qualité, mise en chambre froide

La livraison arrive le mercredi. Contrôle immédiat: longueur des tiges, stade d’ouverture, état du collet, feuillage abîmé, écarts au bon de commande, notés par écrit avant que le chauffeur reparte.

Deux incidents ordinaires ce mercredi. Une caisse arrive courte de deux bottes, remplacée par le fournisseur le lendemain. Un lot s’ouvre plus vite que prévu, descend en chambre froide et se voit affecté aux compositions posées le samedi matin plutôt qu’au montage du vendredi.

Le vendredi, les douze centres de table sont montés et mis en eau, les sections d’arche préparées en trois morceaux transportables, le bouquet monté et gardé au frais. La réserve de retouches voyage à part.

Samedi et lundi: pose, retouches, dépose

Départ tôt, deux véhicules, une aide pour la journée. Le gravier impose de porter les caisses sur une trentaine de mètres, ce qui avait été prévu au relevé de mars.

L’arche est assemblée et lestée avant d’être fleurie, dans cet ordre et jamais l’inverse. Le vent se lève en fin de matinée, la retombée droite est reprise et fixée davantage.

Une attente s’intercale: le traiteur occupe la salle et les tables ne sont dressées qu’ensuite. Les centres de table viennent après, avec les retouches finales. Cette attente n’est pas du temps perdu, c’est du temps facturé, prévu au devis.

Le lundi matin, la dépose prend moins longtemps que la pose, mais elle mobilise le même véhicule, les mêmes bras, plus le tri des déchets verts et la reprise des contenants en location.

Le bilan: tiges commandées contre tiges posées

Le lundi après midi, le relevé se fait à froid, sur trois colonnes: tiges commandées, tiges posées, écart. Les seaux vides et les chutes sont encore là, le comptage est honnête.

Deux corrections partent dans le modèle pour le mariage suivant: une réserve plus large sur les fleurs de structure des zones exposées au vent, et un temps d’attente prévu dès qu’un autre prestataire occupe la salle.

La préparation qui a évité les allers retours inutiles ce samedi là est déroulée point par point dans la liste de vérification de la veille, du chargement à la dépose.

Un mariage rentable se décide en amont: questions posées en février, lieu relevé en mars, créneaux écrits, comptage par famille florale, trois versions assumées, bilan chiffré le lundi.

Le bilan de rentabilité après événement de Corollya tient ces trois colonnes à votre place et reporte les écarts sur vos coefficients pour le mariage suivant.

Pour dérouler ce parcours sur un mariage que vous avez déjà en portefeuille, demandez une démonstration de Corollya sur votre prochain mariage de juin.

Chiffrez votre prochain mariage avec Corollya

Apportez un devis que vous avez déjà envoyé, nous le reconstruisons composition par composition et vous voyez où la marge est partie. La démonstration se fait sur votre propre chiffrage, pas sur un exemple générique.

Demander une démonstration de Corollya
Portrait de Jimenez Julien, auteur du Cahier de chiffrage floral

Jimenez Julien

J’ai passé des matinées entières dans des ateliers floraux français, à reprendre au crayon des devis de mariage déjà envoyés, entre les seaux et la chambre froide. Corollya est né de ces relectures, pour que le nombre de tiges, la casse, le trajet, la pose et la dépose soient comptés avant que le prix ne soit annoncé.

Le parcours de Jimenez Julien et l’éditeur du site

À lire aussi dans Le Cahier