Comparatif
Corollya ou le tableur de chiffrage floral maison, que choisir
Presque toutes les fleuristes événementielles passent par le tableur. On y met les compositions en lignes, les prix en colonnes, une formule de total, et cela fonctionne, jusqu’au jour où la saison change, où la casse n’a pas été reportée et où les quatre heures de chantier n’apparaissent nulle part. Voici, poste par poste, ce que le tableur fait très bien et ce qu’il ne peut pas faire.
Le comparatif poste par poste
| Critère | Corollya | le tableur de chiffrage floral maison |
|---|---|---|
| Mise en route | Premier mariage chiffré le jour même, aucun catalogue à saisir avant de commencer | Une trame à construire soi même, souvent un dimanche de janvier |
| Comptage des tiges | Densité au mètre linéaire par famille, feuillage de structure, fleurs de masse, fleurs de détail | Un nombre tapé à la main, recopié d’un mariage à l’autre |
| Prix d’achat | Vos relevés réels par famille et par fournisseur, tracés semaine après semaine | Une colonne figée à la dernière mise à jour manuelle |
| Saison florale | Alerte dès que la fleur sort de sa période française, avec équivalences de forme et de volume | Aucun contrôle, la formule accepte les pivoines en octobre sans broncher |
| Taux de casse | Appliqué famille par famille, onze pour cent par défaut, ajustable sur vos constats | Une majoration globale, quand la ligne n’a pas été effacée par une copie de feuille |
| Chantier | Atelier, trajet, pose et dépose valorisés à votre taux horaire, par nombre de personnes | Des heures rarement saisies, presque jamais additionnées au coût |
| Contrôle avant envoi | Alerte de marge insuffisante, avec la ligne où la correction est la plus simple à défendre | Rien ne s’oppose à l’envoi d’un devis passé sous votre seuil |
| Devis remis à la mariée | Trois niveaux de budget, luxe, équilibré et fleurs locales, avec texte explicatif | Un onglet à mettre en page, puis à convertir en fichier présentable |
| Liste de commande | Bordereau trié par famille, fournisseur et date de livraison, en tiges et en bottes | Un copier coller vers une seconde feuille, retrié à la main |
| Après l’événement | Tiges posées comparées aux tiges commandées, coefficients ajustés pour le suivant | Le fichier se referme, l’écart réel reste inconnu |
Le tableur calcule, il ne vérifie rien
Un tableur additionne parfaitement ce qu’on lui donne. Le problème du chiffrage floral n’est pas l’addition, c’est ce qui manque avant elle. Une cellule vide se totalise aussi bien qu’une cellule remplie, et une formule ne vous dira jamais que soixante dix tiges pour trois mètres d’arche correspondent à une ligne aérée, pas au décor abondant montré sur la planche d’inspiration de votre cliente.
Corollya part du même geste, mais dans l’autre sens. Vous décrivez le linéaire fleuri, la profondeur et la générosité voulue, et le nombre de tiges est déduit famille par famille. Le contrôle porte sur les données d’entrée, là où se prennent les erreurs coûteuses, plutôt que sur le résultat, où il est déjà trop tard pour corriger.
La saison, la casse et les heures ne se maintiennent pas toutes seules
Les trois postes qui font fondre la marge sont exactement ceux qu’un tableur maison entretient le moins. Le prix de la rose passe d’environ un euro dix en juin à près d’un euro quatre vingt quinze en février, la casse varie de huit à quatorze pour cent selon la fleur et le transport, et le chantier représente plusieurs heures par mariage. Chacun de ces chiffres demande une mise à jour régulière que personne n’a le temps de faire en pleine saison.
Dans Corollya, ces trois postes sont vivants. Le prix d’achat se met à jour au retour du marché de gros, le taux de casse s’applique famille par famille, et le trajet, la pose et la dépose se valorisent à votre taux horaire réel. Vous ne maintenez pas un fichier, vous relevez ce que vous payez déjà.
Le bordereau du grossiste et le devis de la mariée sortent du même comptage
Sur un tableur, le devis client et la liste de commande sont deux documents distincts que l’on tient à jour séparément. La divergence arrive vite : une composition ajustée dans le devis n’est pas reportée sur la commande, et le vendredi matin il manque un feuillage. C’est un aller-retour de plus chez le grossiste, parfois un remplacement acheté au prix fort.
Corollya produit les deux depuis le même comptage. Le devis part chez la mariée en trois niveaux de budget, la liste de commande reste chez vous, triée par famille, par fournisseur et par date de livraison. Sur une semaine chargée, plusieurs mariages se regroupent sur un seul bordereau, ce qui évite de commander deux fois le même eucalyptus à trois jours d’intervalle.
Quand l’alternative reste le bon choix
Le tableur reste le bon outil si vous faites un ou deux mariages par an, toujours du petit floral, bouquet de mariée et boutonnières, avec des fleurs que vous achetez chaque semaine pour la boutique. Dans ce cas, vos prix d’achat sont frais dans votre tête, il n’y a ni structure, ni location, ni chantier à valoriser, et une feuille de calcul bien tenue suffit largement. Il reste aussi imbattable pour bricoler un scénario rapide en cinq minutes.
Le verdict
Le tableur vous appartient et ne coûte rien, c’est son vrai avantage. Mais il ne compte pas les tiges à votre place, ne connaît pas la saison, n’alerte pas sur une marge insuffisante et se referme sans rien apprendre de l’événement passé. Dès que vous signez des mariages complets avec arche, structure et chantier, l’écart moyen corrigé entre le prix d’instinct et le prix tenable, de l’ordre de sept cent quatre vingt dix euros hors taxes, dépasse largement le coût d’un abonnement.
Questions frequentes
- Puis-je récupérer mes compositions déjà décrites dans mon tableur ?
- Oui, en les rejouant une fois. Vous reprenez un mariage déjà envoyé, vous le reconstruisez composition par composition dans Corollya, ce qui prend une demi-heure environ, et vos compositions habituelles deviennent ensuite des modèles réutilisables. Vous voyez au passage l’écart entre le prix que vous aviez annoncé et le coût réel de la prestation, ce qui est en général l’information la plus utile de la démonstration.
- Le tableur ne coûte rien, l’abonnement si. Comment justifier la différence ?
- En regardant une seule ligne, celle du chantier. Quatre heures de trajet, de pose et de dépose valorisées à votre taux horaire sur un mariage complet dépassent déjà largement un mois d’abonnement à la formule Arche et cérémonie, à cinquante cinq euros hors taxes. Si le chiffrage corrigé vous fait remonter un seul devis d’arche, la question du coût est réglée pour la saison.
- Est-ce que je perds la souplesse de mes formules personnelles ?
- Vos coefficients restent les vôtres. Vous saisissez vos prix d’achat par famille, votre taux de casse, votre taux horaire et votre seuil de marge nette. Corollya applique vos valeurs, pas des moyennes de profession, et vous signale simplement quand un devis passe sous le seuil que vous avez vous même fixé. Les valeurs indicatives de démarrage sont signalées comme telles dans le détail du devis.
Corollya ou le tableur de chiffrage floral maison, que choisir
Le tableur vous appartient et ne coûte rien, c’est son vrai avantage. Mais il ne compte pas les tiges à votre place, ne connaît pas la saison, n’alerte pas sur une marge insuffisante et se referme sans rien apprendre de l’événement passé. Dès que vous signez des mariages complets avec arche, structure et chantier, l’écart moyen corrigé entre le prix d’instinct et le prix tenable, de l’ordre de sept cent quatre vingt dix euros hors taxes, dépasse largement le coût d’un abonnement.